Etude du marché de la chaussure

 

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1067 femmes âgées de 20 à 50 ans, sur la période du 13 au 15 novembre 2020. L’étude porte sur leurs comportement d’achats en termes de chaussures.

 

83% des femmes achètent des chaussures importées

Dans le détail, les Dakaroises de la tranche d’âge de 20 à 30 ans sont celles qui achètent le plus ces articles (85%).

En analysant les résultats par CSP, on constate que les salariées cadres (90%) et les étudiantes (87%) figurent parmi les clientes les plus assidues sur ce marché.

La « qualité » est la principale raison qui motive leur achat (39%). Le prix vient en 4ème position (13%) après la préférence pour le style de ces chaussures (23%) et le confort (14%).

Une paire de chaussures est achetée en moyenne à 8 750 F CFA .

 

Articles les plus prisés : ballerines (38%), escarpins (23%), baskets et sandales (10%)

Les choix portent dans l’ordre sur les ballerines (38%), les escarpins (23%), les baskets et les sandales (à égalité à 10%).

Les travailleuses indépendantes (entrepreneurs) (43%) et les étudiantes (32%) sont celles qui achètent le plus souvent des ballerines. Les salariées non cadres (34%) sont celles qui achètent le plus les escarpins.

Les articles tels que les mocassins et les boots (à égalité à 4%), les sabots (3%) et les espadrilles (1%) concernent une portion infime des achats, en volume.

Les pointures les plus recherchées sont : les pointures 38 et 39 (à égalité à 27%).

Les achats sont guidés d’abord par le goût et les préférences du moment (32%), puis par la marque (23%), le modèle (20%), la mode ou la couleur (à égalité à 7%).

La couleurs noire (58%) est la couleur la plus recherchée.

 

Occasions où ces chaussures sont généralement portées: port de tous les jours (34%), sorties en semaine (24%) et  travail (17%)

Typiquement, les salariées cadres achètent des articles pour leurs activités professionnelles (55%) tandis que les étudiantes (37%) et les travailleuses indépendantes (entrepreneurs) (35%) le font plutôt pour le port de tous les jours (essentiellement les baskets et sandales).

En ce qui concerne les sorties en semaine, les employées actives dans le secteur informel sont celles qui achètent le plus ces chaussures pour cette occasion (41%).

 

34% des femmes effectuent des achats tous les 3 mois, 33% tous les mois, 19% le plus souvent possible, 13% tous les 6 mois et 1% tous ans

Les salariées cadres (46%), les femmes actives dans le secteur informel (39%) et les 31 – 40 ans (38%) sont les catégories où les achats mensuels sont les plus fréquents.

 

Canaux d’achats les plus utilisés : marchés (42%), magasins (32%), vendeurs ambulants (15%)

Les marchés restent les principaux distributeurs de ce type d’articles, 42% des achats y sont effectués. 32% achètent en magasins et 15% chez les vendeurs ambulants.

Les canaux les moins utilisés (en volume) sont le shopping lors de voyages à l’étranger (7%), les sites de vente en ligne établis au Sénégal (3%) et l’achat chez des proches (1%).

La possibilité de pouvoir apprécier la qualité des articles sur place reste un aspect important pour les acheteuses, facteur qui   explique largement les volumes achetés sur les marchés (31%) et en magasin (46%) et le non décollage des achats en ligne.

En revanche, 44% de celles qui achètent en ligne sont motivés par la flexibilité qu’offre ce canal (achat en quelques clics).

 

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People and Data – Afrique de l’ouest

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People and Data, est un cabinet spécialisé dans la recherche marketing et sociale. Nous réalisons des études d’impact, études de marché, sondages, études de faisabilité et business plans.

Nous intervenons au Sénégal, au Mali, au Niger, au Burkina Faso, en Cote d’ivoire, au Ghana, au Togo, au Benin, en RDC et au Cameroun.

Étude du marché des vêtements importés

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1067 Dakaroises âgées de 20 à 50 ans, sur la période du 12 au 14 octobre 2020. L’étude porte sur leurs habitudes d’achats en termes de vêtements importés.

92% des Dakaroises achètent des vêtements importés

Les Dakaroises restent fortement intéressées par les vêtements importés : 92% d’entres elles déclarent en acheter. Dans le détail, celles de la tranche d’âge 20 – 30 ans sont celles qui en achètent le plus (94%).

Relativement aux CSP, les étudiantes (92%) et les travailleuses indépendantes/entrepreneurs (91%) figurent parmi les clientes les plus assidus de ce marché.

La « qualité » est la principale raison qui motive leur achat (54%). Le prix vient en 3ème position (10%) après la préférence pour ce style d’habillement (17%) parmi les raisons qui motivent leur achats.

Concernant le prix, ces femmes dépensent en moyenne 7 885 F CFA pour l’achat d’un article vestimentaire.

 

Articles les plus prisés : robes (43%), pantalons (16%) et jeans (14%)

Pour cette catégorie, les choix portent dans l’ordre sur les robes (43%), les pantalons (16%), les jeans (14%) et les jupes (10%).

Les salariées cadres (46%), les travailleuses indépendantes (entrepreneurs) (46%) et les étudiantes (44%) sont celles qui achètent le plus souvent des robes.

Les articles tels que les polos (1%), les vestes (1%) et les tuniques (1%) concernent une portion infime des achats, en volume.

Les tailles les plus recherchés pour les hauts sont : la taille «M» (25%), la taille «XL» (15%) et la taille «S» (13%). Pour les bas il s’agit des tailles :  «40» (17%), «38» & «42» (à égalité à 16%).

Les dakaroises achètent plus selon leurs goûts et préférences du moment (36%), que selon la marque(21%), le modèle (15%), la mode (11%) ou la couleur (8%).

Les couleurs crème (24%), rose (19%), bleu et beige (à égalité à 14%) sont les couleurs préférées pour les hauts tandis que les couleurs beige (51%), bleu (18%) et crème (11%) sont choisies pour les bas.

 

Occasions où ces vêtements sont portés : port vestimentaire de tous les jours (38%), habillement pour le travail (23%) et sorties en semaine (21%)

Sortir en famille, aller au travail, assister à des cérémonies… Les occasions ne manquent pas aux femmes pour faire du shopping. 38% achètent des vêtements importés pour le port vestimentaire de tous les jours, 23% le font pour aller au travail et 21% pour les sorties en semaine.

Typiquement, les salariées cadres achètent ces vêtements pour leurs activités professionnelles (44%) tandis que les femmes actives dans l’informel (39%) et les étudiantes (39%) le font plutôt pour le port vestimentaire de tous les jours (essentiellement les jeans).

Les 20 – 30 ans sont elles motivées par les sorties en semaine pour leur achats.

 

48% des femmes effectuent des achats tous les mois, 25% tous les 3 mois, 15% le plus souvent possible, 11% tous les 6 mois et 2% tous les ans

Typiquement, les étudiantes (56%), les travailleuses indépendantes/entrepreneurs (47%) et les 20 – 30 ans (51%) sont les catégories où les achats mensuels sont les plus fréquents.

 

Canaux d’achats les plus utilisés : marchés (43%), magasins (28%), vendeurs ambulants (15%)

Les marchés restent les principaux pourvoyeurs de ce type d’articles, 43% des achats y sont effectués. 28% achètent en magasin et 15% chez les vendeurs ambulants.

Les canaux les moins utilisés (en volume) sont les sites de vente en ligne établis au Sénégal (6%), le shopping lors de voyages à l’étranger (6%) et l’achat chez des proches (2%).

La possibilité de pouvoir apprécier la qualité des articles sur place (41%) reste un aspect important pour cette cible. Elle explique largement les volumes achetés sur les marchés et en magasin (73%).

En revanche, 44% de celles qui achètent en ligne sont motivés par la flexibilité qu’offre ce canal. Les achats auprès des vendeurs ambulants sont eux motivés par des prix bas (28%).

 

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Suivi-évaluation de projet au Sahel

A toutes les étapes d’un projet, il est crucial de disposer de données de bonne qualité: pour le diagnostic, la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation.

Or, dans les pays du Sahel et en Afrique de l’ouest de manière générale, les chefs de projets rencontrent parfois beaucoup de difficultés à accéder à des données fiables, actualisées et à la bonne granularité.

Les instituts nationaux de statistique et les partenaires au développement ont certes mobilisé des efforts considérables pour combler le gap. En 2020, on trouve plus facilement des données pour un sujet donné qu’on pouvait le faire en 2005. Le développement de l’internet y a certainement joué un rôle.

Lorsqu’on arrive enfin à trouver, après des heures de recherches, les si précieuses données portant sur le sujet d’intérêt, il convient de s’entourer de quelques précautions avant de les utiliser dans le diagnostic ou l’établissement d’une situation de référence.

Des données à la bonne granularité?

La définition des indicateurs est une étape importante dans la formulation d’un projet. La précision des sources de vérification également. Cf. Cadre logique.

Avec de la chance, d’autres acteurs ont déjà travaillé sur le phénomène dans la même région. Avec encore plus de chance, vous pourrez accéder à leurs rapports d’études détaillés.

Dans ce cas de figure, vous devrez quand même prêter attention à la granularité des données. Par exemple, vous pouvez trouver des données portant sur les seules unités « ménages » alors que vos propres indicateurs de mesure ciblent les « individus ».

En général, vous aurez rarement accès aux bases de données détaillées issues d’études précédentes. Les annexes des rapports proposent généralement des tableaux de synthèse résumés par âge, sexe ou tout autre critère sociodémographique.

Les subdivisions en classes d’âges sont une illustration courante de ce cas de figure. C’est le cas lorsque vous souhaitez obtenir une mesure d’un indicateur pour la tranche « 15-20 ans » alors que les données disponibles sont agrégées pour la catégorie plus large des « 15-25 ans » par exemple.

Vous pourrez toujours réaliser des approximations pour estimer et déduire les données d’intérêt. Néanmoins, il convient de procéder avec une certaine prudence.

Des données actualisées ?

Deuxième cas de figure: une même organisation prévoit d’exécuter un projet similaire à un de ses projets antérieurs (mais différent), dans une même région et selon la même granularité.

En principe, ici, le problème de « granularité » ne se posera pas. Vous pourrez en général exploiter les bases de données constituées antérieurement. En revanche, les données sont peut être devenues caduques.

Pour gagner du temps et réaliser des économies, on adopte parfois ces études antérieures, à quelques ajustements près, en guise de situation de référence. Cependant, cela peut induire des biais importants dans la mesure des indicateurs pour au moins deux raisons:

  • d’autres organisations (ONG ou des administrations publiques) ont peut être mené des actions ayant eu des effets directs ou indirects sur le phénomène depuis votre dernière intervention ;
  • la structure de base de la population a peut être évolué du fait des migrations pour causes de conflits, insécurité ou sécheresse assez fréquents dans la zone.

Lorsque les ressources le permettent, préférez toujours réaliser une étude actualisée du phénomène, même de manière sommaire. L’idéal est de répliquer les méthodologies antérieures, pour pouvoir bénéficier au mieux de la comparabilité temporelle.

Pour mesurer aussi objectivement que possible, vos résultats sur le terrain, il sera souvent nécessaire de recourir initialement à une enquête de référence dédiée.

L’hétérogénéité des sources de données

Certaines organisations alimentent leur système de suivi-évaluation avec des données issues de sources très diverses. Il peut s’agir de statistiques d’un récent recensement, d’enquêtes de suivi de la pauvreté et de la santé, de rapports trouvés sur internet, de mémoires publiés sur le sujet etc.

Ces données, prises individuellement, sont souvent de bonne qualité. Néanmoins, sont-elles homogènes ou compatibles entre elles?

En général, les méthodologies et périodes de collectes sont très éloignées les unes des autres.

Vous pouvez parfois noter des décalages de quelques mois à quelques années concernant la période de collecte de ces données. Il faudra agréger ou comparer de telles données avec prudence. A votre insu, vous pouvez intégrer des biais difficilement quantifiables dans les mesures.

Les spécificités locales au sein d’une même région administrative

Quatrième cas de figure: vous souhaitez étudier un phénomène dans une commune donnée du Sénégal, du Niger ou du Mali. Cependant, les seules données dont vous disposez sont consolidées au niveau des départements ou régions.

Ici, on fait parfois sans hésitation l’hypothèse (forte) d’une incidence homogène et équidistribuée du phénomène à l’intérieur d’une même région. C’est le cas lorsqu’on suppose une incidence identique de la tuberculose dans les 4 départements qui composent la région de Dakar à savoir Guédiawaye, Pikine, Dakar et Rufisque.

Nous savons tous que cela est rarement le cas dans la réalité. C’est plutôt l’exception.

De telles approximations peuvent manquer de fiabilité pour permettre de mesurer la réussite ou l’échec du projet.

Conclusion

La liste n’est pas exhaustive de situations dans lesquelles vous ne pourrez pas faire l’impasse d’une étude de référence dédiée.

Plus vos données seront précises, plus vous serez en mesure d’optimiser les allocations de ressources financières, techniques et humaines pour plus d’efficacité et d’efficience.

Comme dans le domaine médical, le succès de votre projet (le traitement) dépendra beaucoup de la précision de la situation de référence (le diagnostic).

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